Génétiquement parlant
Par Cribas le samedi 17 octobre 2009, 23:07 - Cribas 2009 - Lien permanent
Je ne sais pas comment vous dire
Que je vous aime
Sans tomber dans le florilège connu des niaiseries
Contre lesquelles je me démène
Ceci est une tentative
De vous préciser la nature de mon ressentiment
Je parle ici à mes deux trois lecteurs
Comme je discuterais avec mes cinq six amies
D’emblée, sachez que je me prends pour un écrivain
Et sachez aussi
Que c’est moins grave que je ne l’imagine
Alors donc je vous aime mes figures
Et j’aimerais tant vous le signifier
Sans promptes pompeuseries
Mais cela semble en dehors de mes possibilités
Ceci est une tentative
Ne vous moquez pas
J’apprends à dire que je ne suis pas le seul que j’aime
C’est pathétique
Ma raison de ne pas me suicider
Je suis un jeune homme bourru de vieillesse
Un vieux con rabougri
Qui a déchiré sa laisse faite de chaînes
Et la liberté me court sur le ragot
En gros
Je vous aime
Merci de renvoyer ce don dûment rempli à l’adresse suivante :
Christophe BAKAYOKO
Chiffre virgule rue de la solidarité
75 et des brouettes, Paris
Je ne sais pas comment vous dire
Mes chromes sur ma prostate
Je ne suis pas encore concerné par mes cancers intacts
Mais ça finira mal à force de mal finir
Ceci est un chromosome testamentaire
Je ne sais pas comment vous le dire
Cribas 17.10.2009


Commentaires
un texte fait pour une chanson, sans aucun doute. je ne trouve jamais les mots pour décrire l'amour, n'importe soit le visage qu'il porte. il demeure une énigme pour mon imagination.
au fait : la liberté est peut-être dure à porter mais rien de pire que d'être enchaîné.
Un jour, tu nous étonneras tous, ils ne le savent pas encore mais je le sens déjà.
Je ne sais pas comment te le dire Mansoura, je te connais un peu, et ce que tu es devenue, chapeau bas...
On en reparlera...
frère d'écriture, je suis devenue ce qu'il y a de mieux pour une femme à mes yeux : une mère, une des plus heureuse du monde.
je sais aussi qu'un jour ou l'autre, nous nous rencontrerons malgré les aléas de ma drôle de vie.
tu es pour moi comme ces chansons éternelles qu'on oublie jamais.
avec ce titre je ne pouvais pas penser à une déclaration...je ne vais pas me plaindre de c hasard:-) toujours bon à prendre et cela ne se termine pas mal du tout...bon je me retire à petits pas...
Y'a jamais rien eu de plus beau qu'un homme qui apprend ;)
Ne pas savoir comment le dire c'est déjà le dire ...en voilà un qui a tout compris ! :)
sans voix
pour un souvenir dénudé d’intention
la fragilité de la déclaration qui perle au bord défunt
pour la provoc et les équivoques
les malentendus entendus
et la détente des corps appuyés
pour les tentatives arrachées à la banquise
et pour chaque fois qui transpire malgré tout
pour tout ce qui n’a pas de mot
et le rassemblement des cendres dans le lit des roses
je n’a pas de voix