Il était un cercle

Incrédible

Dans le monde d’un con grue

Incroyable

 

L’incongruité au bout des phalanges

La boue écrivait

Et ses mensonges

Et ses délires à invectiver

 

En claquant des doigts

Craquants

Il croquait la loque

Des poésies sans voix

 

Non, non, Je ne parle pas de moi

Pas tout à fait

Je est un apôtre sans être juste

Ma bêtise est plus que douze

 

De mes dix doigts

J’exerce parfois sans sueur aucune

Mon métier de poète à la fois

En me faisant passer  pour un fou

Du moment que la raison sonne sur la lune

 

Parlons-en de la lune

Ceci est un poème :

 

 

J’en ai mangé de la poussière

Pour me sentir léger

Comme un homme un flibustier

Je me suis senti seul et militaire

 

Et dire que ceci est un poème

 

J’en ai évité des coups de savate

Et ça me donne de l’humour

Les chattes au petit goût de cravates

Mon ambition c’est la mort

 

Et lire que ceci est un poème

 

J’aurais vécu c’est sûr

Comme un château de cartes

Et c’est sûr le philosophe Descartes

Transigera au nom de ma folie impure

 

Je ne suis pas seul

Je suis dans les vapes

Je suis comme un immeuble

Qu’on quitte pour un long voyage…

 

J’aimerais tant

Tant qu’à déguster

Voyager loin

Fuselé vers la lune

 

Avec mes petits moyens

Je voyage ici

Lorsque la poésie

Fait de ma vie foirée quelques petits riens

 

Et si jamais la rime dérange

Comme une fausse note

Je tiens à dire que dans ma grange

Je recycle les héros

 

 

 

Ceci aurait pu être un poème

 

 

En attendant la suite…

 

 

 

 

 

 

 

Cribas 25.10.2009