Il est si lointain le pays de ma vie

Que j’en avale l’esbroufe

Et son système dans la nuit

 

Parfois j’ai envie de pleurer comme un ouf

Sans larmes et sans nom

Je quémande un chouia de lumière

 

Je est un jeu

Sachet-le dans la bonne poubelle

Car on subsiste comme on s’amuse

En vouvoiements sans Bescherelle

 

La poésie qui dicte

Le sarment du vent

Rend volontiers hypocrites

Les plaisirs infimes

 

Si j’étais un homme comme les autres

J’écrirais des poèmes à l’eau des autres

Mais je ne suis pas tout à fait normal

Et les roses m’inondent

 

Je vouvoie les femmes

Jusqu’à ce qu’elles se posent mes questions incrédules

C’est de l’amour léthargique en bulles

C’est cool et c’est ma flemme

Les femmes

Ma flamme

Leurs gènes en milliards d’images sur ma possible dégaine

 

 

 

 

 

Cribas 25.10.2009

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