Si je voyage en enfer ce n’est pas anodin

Si ça peut vous rassurer ce n’est pas non plus par Odin

Je ne connais aucun Dieu capable de mettre un terme à mon destin

Non, je suis heureux comme celui qui ne connaît aucun dieu

 

Je ne connais aucun dieu vivant

Et je me demande ce que la mort sera rebelle en moi

De mon vivant aucune belle à mi-chemin

Ne m'aura vraiment tendu les bras

 

Vers le ciel je me moque

Comme un espoir infime

Et les fantômes sont rigolotes

Tandis que la prime aux largesses inventives

 

Si je voyage en enfer c’est carré

Et mon cœur tombé sur un os

Fait semblant d’être un gros musclé

Tachycardies au contact

 

Je m’essouffle pour aimer

Et ma respiration nocturne.

Je m’abrutis bien les poumons

Au cas où elles m'inspireraient.

 

Si je voyage en enfer

C’est pour imiter le sacre des pompiers

Incendié tel un dernier verre

Je m’enfile des muses rattrapées par le collier

 

 

 

 

Cribas  31.10.2009