Braqueur d'ambitions fatales (A Jacques Mesrine et aux autres du même sang)
Par Cribas le dimanche 1 novembre 2009, 00:07 - Cribas 2009 - Lien permanent
Ils se moquent ou m’ignorent
Parce que ce n’est pas leur univers
Parce que c’est mon univers
Je m’y sens bien, parfois plus fort
Je pourrais parler de droit d’entrée
De grille fondue à l’ancienne et scellée
De mécanisme à plat requinqué
De résilience avec toupet
Mais non c’est bien pire
Je m’incruste en parlant de poésie
Mon vieux singe qui se mire
Ma passion bue jusqu’au fond de mon lit
Ce qui va suivre n’est pas un poème :
Dans les camions blindés de la Brinks
J’ai vu un numéro qui fêtait mon hasard
Tout excité j’ai chanté comme on chuinte
Et tué afin d’améliorer mon ordinaire
Le casse a réussi
Et maintenant aux Bahamas
Comme dans les films
Je me pose des questions de palaces
Et mon ordure de vie me dicte :
« As-tu tué des hommes inconnus ? »
On tue des inconnus à l’arme lourde
L’âme légère
Tout ça parce qu’une vipère
Au poing
Les armes premières
Le venin de ma mère
Je me moque de la vie
Et à fortiori de l’univers
L’amour me manque à l’infini
Comme un casse d’infortune
Ils nous faisaient un nom
Et à moi un cercle vicieux
Les gens crevant sous les ponts
M’empêchant de vivre vieux
J’ai vu le monde
J’ai tué par instinct de survie
J’ai joué au con
Et je ne tremble plus comme un cil
Je m’en moque je suis mort
Ce n’était pas mon univers
J’ai troqué ma vie en écrivant la mienne
Et quelques vers…
Cribas 01.11.2009


Commentaires
Le néant le paraît d'autant plus qu'on a un for intérieur infiniment riche ...
En tous cas en lisant ce vers ..je me dis que beaucoup doivent trinquer ..et moi ça me donne envie de boire à ta longue vie !
"On tue des inconnus à l’arme lourde
L’âme légère
Tout ça parce qu’une vipère
Au poing"
Vibration.