Je suis triste comme les blés durs

Je n’ai personne à mâcher ce soir

Mes organes sexuelles sont devenues des femmes

Et je me parle seul dans le noir

 

Mes amies savez-vous

Que je ne suis qu’un fugueur

Connaissez-vous mon horreur

De la solitude et vous ?

 

Je mange du savon

Pour vous faire croire au dentifrice

Tout comme vos petits noms

Insistent sur le dos de l’artiste

 

Vous me manquez

Et je parle en mon nom dézingué

Si jamais mes zig-zag

Etaient prévus sur vos amours déglinguées

 

Je vous prierai de fuir

Non pas ma folie subliminale

Mais seulement ma langue à reluire

Au contact de votre poitrine anale

 

Il est possible que je vous encule

A terme

Mais dans l’immédiat j’ai atteint l’âge

D’un dîner à la con ou aux chandelles

 

Je suis triste comme les blés mûrs

A peu près prêt à tout

Pour un peu d’amour dans le mur

Ou la vindicte de la chair sûre

 

Vous êtes précieuses et femmes antédiluviennes

Plutôt chiennes voire capricieuses

Je vous offre un pont d’or

Et vos lèvres vicieuses au contact des miennes

 

J’écris en quatrains de service

Une maladie occulte

Qui ressemble au seul mérite

Que je vous inocule

 

Je tiens à vous

Mes amies le savez-vous ?

J’aime les chiennes qui bouent

Je ne suis qu’un mâle à la rue

 

La poésie me manque

Et vos mondes sont partouzes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cribas 01.11.2009