Les sirènes de la poésie (Mer infantile ou Mère infertile je ne sais plus)
Par Cribas le dimanche 1 novembre 2009, 01:00 - Cribas 2009 - Lien permanent
Je suis triste comme les blés durs
Je n’ai personne à mâcher ce soir
Mes organes sexuelles sont devenues des femmes
Et je me parle seul dans le noir
Mes amies savez-vous
Que je ne suis qu’un fugueur
Connaissez-vous mon horreur
De la solitude et vous ?
Je mange du savon
Pour vous faire croire au dentifrice
Tout comme vos petits noms
Insistent sur le dos de l’artiste
Vous me manquez
Et je parle en mon nom dézingué
Si jamais mes zig-zag
Etaient prévus sur vos amours déglinguées
Je vous prierai de fuir
Non pas ma folie subliminale
Mais seulement ma langue à reluire
Au contact de votre poitrine anale
Il est possible que je vous encule
A terme
Mais dans l’immédiat j’ai atteint l’âge
D’un dîner à la con ou aux chandelles
Je suis triste comme les blés mûrs
A peu près prêt à tout
Pour un peu d’amour dans le mur
Ou la vindicte de la chair sûre
Vous êtes précieuses et femmes antédiluviennes
Plutôt chiennes voire capricieuses
Je vous offre un pont d’or
Et vos lèvres vicieuses au contact des miennes
J’écris en quatrains de service
Une maladie occulte
Qui ressemble au seul mérite
Que je vous inocule
Je tiens à vous
Mes amies le savez-vous ?
J’aime les chiennes qui bouent
Je ne suis qu’un mâle à la rue
La poésie me manque
Et vos mondes sont partouzes…
Cribas 01.11.2009


Commentaires
"la solitude et vous".....chaque amie touchée par ce vouvoiement si singulier ...
un mâle certes...mais un mâle bien !
Que de mots crus cuisants...on a chaud aux fesses sur ce coup mais il suffit d'un rein pour se cabrer fièrement lors de la ruade :)