Il était une foire

Dans la figue de Sabrina

Une inculture à foison

Et un rythme de Debra

 

Mais on s’en fout un peu

Elle avait un cul

Sabrina ou Debra je ne sais plus

Sur ma bite alcoolisée je ne sais plus non plus

 

Je ne sais plus jamais

Ce que j’ai ignoré

Lorsque je sors mon escargot

Mon petit machin à grandir

Qui ressemble à un monstre, à une énormité,

Aussi grosse que moi.

Demande à voir et je tiendrai à te le parier.

 

C'est-à-dire ?

C’est à voir ?

Ma bite je m’en fous à vrai dire

J’aimerais te voir pencher sur mes déboires.

 

Mais non je défroisse

Ma vérité en lambeaux

C’est que je la classe

Mon ancienne fluctuation d’idéaux

 

Le sexe est mortel

Ma poésie aussi mais la voilà :

 

 

 

 

 

 

Le crétin dans les branches

Et ses liquidateurs

 

Les tailleurs de haies

Comme des voisins un peu louches

 

Des singes on dit

Aujourd’hui

Que ce sont des Bonobos

Et l’image suit

 

De Verdun d’origine

Mon image se suivra à la une

Mais on parlera plutôt de ma pine

Ou de l’incapable des urnes

 

C’est vrai je ne vote pas

Comme un miaulement expert

Dixit mon chat

Qui a endommagé mes prières.

 

Quel salopard cet instinct animal

Comme un furoncle dégraissé

Ou du miel tout ce qui fait mal

A partir d’une ruche abandonnée

 

Il était un loir

Comme une foire

Alors que dans la glace principale

Il faisait la grimace

 

 

 

 

Cribas  07.11.2009