La salope dans la jungle

De quelle jungle parles-tu ?

Non la salope est à l’aise

Dans ta junte de qui parles-tu ?

 

Elles ne t’aimeront jamais

Comme un amant

Plus plus qu’un grand frère jamais

Ou comme un potiron

Genre genre un pote mironton

 

Une conne

C’est con comme une cuisine

Ça découpe les oignons

Et comme ça pleure

Ça doit éviter les mimiques des poltrons

 

Le miroir de cuisine

Ça jouxte la mémoire

Et comme souvent c’est une table à gaz

Ça rassure l’horreur

Ça fait mine de rien

 

Ça fait péter le ressentiment

Sans prendre de risques sincères

Surtout ne cassons rien

Comme une explosion

 

Mais la conne fait tout péter !

 

Comme une conne

 

Et comme un con impatient et tordu

Le baume au cœur en pleine rue

Je me réinvite à ses coups tordus

Comme un clébard perdu sans lampadaire

 

Moi je dis salopes

Aujourd’hui

Marre de traîner ma bite

Sur les trottoirs dégueulasses

 

Va faire tes emplettes

Au marché du cinéma

Evite de me taper dans le gras

Lorsque ta vie merdique est moche

 

T’es toute brillante

Comme le gloss d’une juive glissante

Mais ton rouge à lèvre en puissance

N’a rien à voir avec l’insolite Simone Veil

 

Les féministes me gonflent un peu

Mais les connasses fatidiques

Me bandent encore moins la trique

Lorsqu’elles me parlent d’histoire

 

Une conne

C’est con communiste

C’est non arithmétique

L’élégance des folles

 

Vive l’histoire

Et moi le clown des hasards

Une pute sur le trottoir

Pourraient expliquer ma douleur

Tout comme ma victoire

 

J’aime

Ce qui vient ressemble à un poème :

 

 

 

 

 

Bande de putes

Je vous aime.

C’est souvent l’homme en rut

Qui écrit sa défaite.

Sales gonzesses

Je vous aime.

Ce n’est pas facile dans la liesse

D’avoir l’air courage sans vos fesses.

Il y a toujours un héro ou deux

Braquant sa maîtresse en monstre Bibendum

Pour faire l’air joyeux

Et le cas médisant

Plutôt heureux.

 

Je suis malheureux comme un court métrage porno

A texte.

 

Elles ne t’aimeront jamais

Pauvre mâle heureux

Revois tes jardins les plus gueux

Et convertis-les en euros

 

Ou alors en moches

Tel un désespoir

 

Soyons sérieux

Un peu

Comme une conne…


 

 

Cribas 07.11.2009