Bilan en quarantaine (Venise au plancher)
Par Cribas le mercredi 11 novembre 2009, 01:20 - Cribas 2009 - Lien permanent
A quoi bon vérifier
Ce que nos raisons piétinées deviennent ?
Est-il bon de mesurer sa haine
Alors qu’on est décidé à en faire un fricot ?
On peut aussi gigoter comme les vers
Qui ont toujours froid
Et sans cesse maille à départir
Avec les gilets rois, plus légers avenirs.
J’ai eu souvent froid
Lorsque je manquais d’aiguille
Jeune aux abois, shooté dans les coursives.
Vieillissant sous les coulées de bave
J’ai dû manquer un artefact
Quelque chose cloche sur mon intact
Comme une coulée de lave gélifiée sur le chant.
Je vois rouge
Orangé
Impossible de bouger un doigt maintenant
Sans me faire remarquer.
Les bilans c’est fait pour les sanguins
Moi je m’écoule dans mes veines
Comme un frein sans chaines
Stoppe net
Interloqué par tant de purin.
Quel grand seigneur
Ce fairplayeur qui git en moi,
Qui à la moindre odeur
S’arrête tel l’animal sans choix.
Le parfum du fumier déroute
Le poète qui, lui, est un malotru,
Dérange toujours le bordel des soutes
En y organisant des réunions à la vue de tous.
Et ça se sent
Le cafard qui dérouille mieux la nuit.
Oh oui on le ressent
L’insecte millénaire, précisé et nocturne.
Qu’est-il de plus important
Que le cafard ou les abeilles ?
La syntaxe des bordels
Ou la piqûre d’une guêpe dans le vent ?
A quoi bon vérifier
Sur internet
Tout ce temps à chier
Passé à compter les blattes et les blêmes ?
Je n’aurais rien fait de moins de ma vie vacante
Qu’un peu plus que tout le monde
On voit des limousines passer sur nos vacances
Sans tente peuplée de micro-ondes.
A quoi bon vérifier que le parfum du grill ?
Caïn est grillé
Abel est aussi gras qu’une pauvre sardine
Son engin à merguez rouillées.
A quoi bon vérifier ?
Quarante années viennent de ces coulées…
Cribas 11.11.2009


Commentaires
Tu devrais l'inviter à partager un café je crois ;)
http://www.youtube.com/watch?v=DDJo...
à vous deux vous pourriez détruire la fourmilière :)
Je voudrais bien, mais déjà lorsque j'étais en boxer, Adrienne n'entendait rien...