Plombés par le bas...de laine (No fritures)
Par Cribas le samedi 12 décembre 2009, 03:06 - Cribas 2009 - Lien permanent
Ils ne s’envolent plus
Ils sont terre à terre
La poésie est ce qui suppure
Alors on ferme la mer
Le danger n’est plus
Ni la peur des galères
Et ils enfoncent leur mue
Dans un mensonge amer
L’amour au grand jour
Ça sauvera l’immeuble
Et la vie pour toujours
Imagera le grand fleuve
Mais il y a les rats d’eau
Ces congénères sauvages
Qui ne dansent dans les flots
Qu’à moitié noyés par les âges
Et ils parlent encore
Non ce n’est pas de l’histoire
Ils racontent un peu la vase
L’humanité à la torche
Ils ne voient plus rien
Ils se sentent trop éclair
C’est juste un temps de chien
A la bougie de l’enfer
S’aimer dans le cou
Est-ce un flop ou un baiser ?
Et nos jours un peu fous
Sont-ils prêts à nous briser ?
Je ne vois pas plus loin
Ni mes yeux d’ailleurs
Je rêve d’un recoin
Où mon regard serait tailleur.
Je décolle les étiquettes
Ma génération doit s’envoler.
Cribas 12.12.2009


Commentaires
Si ce texte n'est pas un leurre, c'est tout comme, à propos des ...
Un fleuve à ne pas endiguer, en tous cas.
"Je ne vois pas plus loin
Ni mes yeux d’ailleurs
Je rêve d’un recoin
Où mon regard serait tailleur."
Voilà qui met un bon et beau coup de ciseaux dans la naïveté rêveuse .