Ils se moquent encore de la poésie

Les mâles incorruptibles

Tandis que leurs femelles en dents de scie

En ont assez de leurs cibles

 

Et un jour elles s’en vont

Voir au centre de la bible

Et eux comme des cons

Deviennent croyants ou imbéciles

 

Comme si l’amour était dans l’amour

Comme si l’amour était une prière

Aimer c’est simplement tous les jours

Et la nuit n’en fait pas recette

 

Ils se moquent déjà de la poésie

Les cadors sans aucunes frises

Et comme l’époque n’est plus aux cornets de frites

Pour eux l’amour est hérésie

 

Il est vrai qu’aimer

Ce n’est pas comme un 280

Et qu’une publicité

C’est surtout une femme de loin

 

J’ai croisé la lune

Elle s’est moquée de moi

J’ai insisté comme l’enclume

Et elle a cru en moi

 

Je lui ai ensuite brossé mon portrait

Pour qu’elle m’aime un peu

J’ai fait de nos arômes un jeu

C’est tout ce qu’elle demandait

 

Ils se moquent encore de la poésie

Elle, elle y croit…

J’ai fini par l’aimer en crachant ma suie

Au plus loin de sa croix

 

Aimer tel un frelon ?

Je ne suis qu’un homme

Etourdi par les Dieux

Et le plus grand grâce à elle

 

Dans le ciel j’ai vu

Enfin je crois avoir vu

Notre amour

Comme deux simples gazelles…

 

 

Cribas  02.01.2010