L'esplanade entourée de murs ou L'édifice majeur de l'effrayance
Par Cribas le mardi 19 janvier 2010, 01:40 - Un homme au parfum - Lien permanent
Au milieu des mésanges
Crève un loup
Sur un parterre où les anges
Salopent à peu près tout
Au milieu des mésanges
C’est moche
Je dirais même plus, c’est louche
L’amour comme une torche
J’ai au fond de mes poches
Un souvenir lointain
Et je meurs comme mes proches
S’inventent mon front éteint
Depuis si longtemps
Je voyage à l’arnaque
Je décide du temps
Chaque jour est plus vague
La prairie se dépose
La liberté s’enfuit
Mâle enclin à la prose
J’ai des vers ainsi de suite
Vers le milieu du voyage
Où l’on constate l’enfer
Je prends une larme de mon âge
Et je complote avec l’amer
Vivant comme un arbre
Je me trace une forêt
Au milieu un passage
Et j’y ferai le guet
Parmi les loups
Je suis plein de rage
On a fait de nous
Une entrée de garage
Cribas 19.01.2010


Commentaires
Les mésanges comme une mésalliance au doigt ...
"Vivant comme un arbre
Je m'invente une forêt"
un chemin de liberté
au milieu des loups
roucoule la mésange
sous le nuage où les lourds
dévorent le paysage
au milieu des loups
c’est en rage
et même mieux c’est une cage
désespoir en étendard
j’ai au fond du cœur
une image d’épine mâle
et je suis morte sans reproche
au regard saurien
depuis la dernière pluie
je me consacre à l’arnaque
je ploie au vent
chaque vague nouveau jour
la défaite impose
au revers de la prose
les entraves qui libèrent
la mule en vers
morte comme un galet
je m’enfonce dans la plage
polie par les embruns
je fais mousse
parmi les mésanges
je ne suis pas sage
et les mélodieux présages
nous défrayent cher ange
Et pourquoi ne pas creuser la porte de sortie maintenant ?