En bisbille avec la crasse

L’horreur mange du savon

Et les fringues qu’on porte tous les jours

Elinguent nos vies comme les nasses

 

La race est apprise

Par cœur

Et le sang jaillit

Nos frises comme des sœurs

 

J’allume tout ce que j’en déduis

Même le rythme de l’allumette

Je la connais par cœur nos pauvres vies

Et qu’on souffre et la suie

 

La suite je la connais aussi

Vivre en ville exige une fuite

L’homme y devient fossile

Et la connerie un rythme

 

Si jamais

Si j’avais

Tout ce que j’ai vu

Tous ces singes à la rue

 

 

 

 

 

Cribas 2010