Clodo
Par Cribas le samedi 23 janvier 2010, 00:59 - Cribas 2010 - Lien permanent
En bisbille avec la crasse
L’horreur mange du savon
Et les fringues qu’on porte tous les jours
Elinguent nos vies comme les nasses
La race est apprise
Par cœur
Et le sang jaillit
Nos frises comme des sœurs
J’allume tout ce que j’en déduis
Même le rythme de l’allumette
Je la connais par cœur nos pauvres vies
Et qu’on souffre et la suie
La suite je la connais aussi
Vivre en ville exige une fuite
L’homme y devient fossile
Et la connerie un rythme
Si jamais
Si j’avais
Tout ce que j’ai vu
Tous ces singes à la rue
Cribas 2010


Commentaires
La syntaxe déchirée dit une ville étripée, comme des catacombes à ciel ouvert. Une balade dans l'atro-cité.