J’ai avalé des cils

Des bouches et du ciel

Des paroles tranquilles

Ces vérités partielles

 

J’ai été fatigué

Voire en forme d’infortune

De la vie me suis gavé

Aujourd’hui le rêve m’importune

 

Je ne sais plus où je dérive

Des rives et des hommes

Et des religions cerises

Et des bougies comme des connes

 

Dans le gâteux il y a la fève

Et parmi les siècles

Le monde brûle

Chaque année comme une part d’anniversaire

 

J’ai remballé boutique

Gigolo et fric

Mon ambition sauvage

A digéré son plus bel âge

 

Ça y est je suis fendu

Brisé comme une barque de fortune

Je suis du vent je suis perdu

Iroshima me fout le rhume

 

Nagasaki à quai

J’explose

Ma vie est un mouchoir

Une allergie aux roses

 

J’ai tant rêvé le sexe opposé

Que je m’y suis construit

Mais je constate à mon flanc très rossé

Aujourd’hui la moisissure du fruit

 

J’ai aimé tel un semblable

Mon erreur la plus formidable

 

Je continuerai ma suite

Avec en tête ma grosse bite….

 

 

 

 

 

 

 

Cribas 21/01/10