J’ai vécu au moins mille ans

A peu de chose près j’y aurais cru

C’était sans compter mes vingt ans

Plus tard, sur ma façade déchue

 

J’ai morflé comme un chien

J’en ai pris plein la gueule

La vie c’est toujours demain

Et ça fait drôle un linceul

 

Aujourd’hui j’observe enfin le temps

La misère à venir

Et nourrissant mon sourire

Je crois que je suis en vie

 

Une seule chose m’est restée mystère :

L’aboiement des chiens

 

Ou le miaulement des chats…

 

 

 

Cribas 07.02.2010