ô ma bête magnifique

ma chatte et son pelage

ma paume soporifique

sur le profil de l’animal

 

à quoi pense-t-elle

quand je la caresse

lorsque son assise

se tend comme un derrière

 

ses petites pattes tremblantes

toutes de noir vêtues

frissonnent et ronronnent

vers un semblant d’infini

 

les femmes sauvages

les chattes à quatre pattes

ressemblent à la courroie

de ces amours élégantes

 

ô ma tête plutôt chic

léthargique et boueuse

examine l’impossible

de ma folie heureuse

 

je suis distant de mes amis

et de mon chat

et les majuscules parfois

ignorent tout de ma vie

 

 

Cribas 10.02.2010