Chrétien repenti
Par Cribas le vendredi 19 février 2010, 10:47 - Cribas 2010 - Lien permanent
J’ai été sauvage
Un temps donné
Puis filtré
Ça se passe comme ça avec l’âge
J’ai vomi le monde
Il m’a dégueulé
Et en quelques sondes
J’ai cessé de hurler
Je ne vais pas vous raconter d’histoire
Ni la mienne non plus
La vérité est une fissure
Un condensé à l’entonnoir
Afin de survivre
Il faut rêver
C’est ainsi que les livres
Ou le macramé
L’existence est ivre de sa bonté
Le mensonge à sa solde
La vérité ou la révolte
C’est toujours l’heure du thé
La politique de l’autre
Est une ruche inhalée
Un parfum de discorde
Un lange de lucidités
J’ai été sauvage
Et je le reste
Je ne vais plus à la messe
Le monde est sans mage
Derrière mon image
Se trouble une terre inconnue
Cribas 19.02.2010


Commentaires
Lucidités à l'heure du thé... On dit, la Duchesse dit, qu'entre Alice et le Chapelier... Fi, par sa bouche, la Reine de cœur a parlé, qu'on lui coupe la tête. Il serait fâcheux que les fous soient fâchés. Lâchez-les.
S'il n'en rest qu'un, ce sera le Poète Sauvage ... sa terra incognita... je me sens moins prisonnière en m'évadant ! droit devant une lueur :
"Afin de survivre
Il faut rêver
C’est ainsi que les livres
Ou le macramé"
C’est alors qu’apparut le renard :
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
- Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli…
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
- Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
[...]
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens.
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es pas encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits gerçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre.
Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…
[...]
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu.
Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sur terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste!
Mais tu as des cheveux couleur d’or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé!
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
- S’il te plaìt… apprivoise-moi, dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre.
- On ne connaìt que les choses que l’on apprivoise, dit le renard.
Les hommes n’ont plus le temps de rien connaìtre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
Antoine de Saint-Exupéry
Alors restons un peu plus encore sur cette terre pour enfin la découvrir ne serait ce qu'un peu plus ....