Convocation devant le précipice (A la recherche d'un job 1 )
Par Cribas le samedi 27 février 2010, 03:23 - Cribas 2010 - Lien permanent
Je m’en vais vivre où bon me semble
Finir ma vie au bord des chiottes
Loin des promises qui font semblant
Comme moi devant les roses
Vomir pour foutre le camp
Mourir le plus tôt possible
D’une vieille nécrose
Partir comme les vents imprécis
Splendides
Sans versets sans une rime
Sans une larme et sans rides
Mourir jeune
D’une vie trop longue
Je veux rire de me voir si flow
Dans le vague miroir des ambitieux
Et si je ne vois rien
Et bien je regarderai ailleurs,
Là où sombrent les cœurs,
Là où s’écaille le paradis
Des vieilles amours en devenir.
Les vieilles peaux de velours
Feront de moi un singe sinistre
Mon pelage inconscient
Sera tendu sur toute ma tombe
Je m’en vais vivre où l’âme est la plus chair
Où le cœur ressemble à un organe
Où le sang est toujours rouge
Où l’âme en peine accepte l’enfer.
Je veux ressembler
A ce que je vis
Un ange au regard flippant
Un monstre aux yeux doux.
Satan vient de me convoquer
Pour insubordination,
C’est angoissant :
Je n’ai toujours pas reçu ma lettre recommandée
De l’amour qui tue l’indignation...
Cribas 27.02.2010


Commentaires
Le diable serait-il dieu <en> personne ?
Ce texte est un livre de Job très éclairant, comme un ange de lumière aux sabots de bête,
une épreuve qui touche au plus profond ! ...
"Je veux ressembler
A ce que je vis
Un ange au regard flippant
Un monstre aux yeux doux."
"Un poulpe aux yeux d'or"...
waouwwwww...quelle force dans ce monstre aux yeux doux ! J'en tremble de peur et d'émoi ...