Je m’en vais vivre où bon me semble

Finir ma vie au bord des chiottes

Loin des promises qui font semblant

Comme moi devant les roses

 

Vomir pour foutre le camp

Mourir le plus tôt possible

D’une vieille nécrose

 

Partir comme les vents imprécis

Splendides

Sans versets sans une rime

Sans une larme et sans rides

 

Mourir jeune

D’une vie trop longue

 

Je veux rire de me voir si flow

Dans le vague miroir des ambitieux

Et si je ne vois rien

Et bien je regarderai ailleurs,

Là où sombrent les cœurs,

Là où s’écaille le paradis

Des vieilles amours en devenir.

 

Les vieilles peaux de velours

Feront de moi un singe sinistre

 

Mon pelage inconscient

Sera tendu sur toute ma tombe

 

Je m’en vais vivre où l’âme est la plus chair

Où le cœur ressemble à un organe

Où le sang est toujours rouge

Où l’âme en peine accepte l’enfer.

 

Je veux ressembler

A ce que je vis

 

Un ange au regard flippant

Un monstre aux yeux doux.

 

Satan vient de me convoquer

Pour insubordination,

C’est angoissant :

 

Je n’ai toujours pas reçu ma lettre recommandée

De l’amour qui tue l’indignation...

 

 

 

 

Cribas 27.02.2010