L’amour invertébré

La mort en vétéran

Je suis blanc comme beige

Blé comme le vent

Proverbe comme l’argent

L’essentiel me dérange

Le reste s’en occupe

Mon époque s’en arrange

De tout ça j’en ai plein le cul.

 

La bêtise en humeurs

Ça on connaissait

L’invective et la rumeur

Question d’habitués

Voici venu le temps des cons

Décomplexés

La connerie se précise

Grandie sous ses feux d’artifices.

 

La violence brûle

En appartement

Ta mère froide comme un cierge

On n'en parle même plus

En tout cas pas en même temps

Car ton aura est une verge

Plus jamais un tabou

T’as fait un carton

De tes vieux sanguinaires.

 

Parlons d’amour à nos enfants

Afin qu’ils y croient

Et qu’ils rêvent comme une croix

Que c’est mieux l’amour maintenant

Et ses défilés de croyants

Sous les ordres

Les hordes de revenants

Sortent à nouveau la mine des religions.

 

Pâle comme une tronche d’uranium

L’impossible se concrétise

La machine à chewing-gum révise

Et dans le même temps refile ses plans à la gomme

Aux terroristes d’en face

Bombe atomique et sévices

L’occident avale son savon.

 

Tout est propre

Putes, mâles et corruption

Demain la planète elle pète

Et la vôtre ?

 

 

Je cours sur les nuages

Exécutant mes grimoires

Je suis mort et mes rages

Franchement je m’en tape…

 

 

 

 

Cribas 01.05.2010