Le chemin est long. Il semblerait que je ne sois pas en mesure de tenir la distance. Je le vois aux ourlets disgracieux qui ornent mon cercueil dans le cimetière des éléphants. Casse-gueule.

Un tissu de mensonges.

Certains iront cracher sur nos tombes, d’autres iront bosser comme des cons.

Les seconds feront bouffer les premiers, et les premiers boufferont les seconds.

Pauvres vies de cons, de jalousies, de préférences, d’incompréhensions sévères, chez les pauvres.

Vies riches en jalousies, connes de préférence, elles sont les autres sans modestie, les existences éloignées de la misère.

Rebelle et catin,

Milliardième et pantin,

Ouvriers et crétins,

Abel est Caïn.

 

Caïn sur sa belle

Murmure au monde entier

Sa colère mortifère

Sans somnifères sur l’embellie de ses rêves.

 

La belle sans Caïn

Devient somnolente

Et prend la route la plus lente

En passant par ses ronds-points.

 

La pente est rude lorsqu’il faut se remonter

L’amour est une ruche qui trompe et qui chute

La colère finit par trembler

La sente sans lutte est longue et crevassée.

 

L’abolition des souvenirs

Devrait être un marché commun

Entre les jeunes gens dès vingt ans

Juste avant que la mort n’étourdisse

 

Le chemin est si court

Que la tromperie prend la relève…

 

 

 

 

Cribas 29.05.2010