Ecrire encore de la poésie

Pour deux pèlerins et trois connasses

Deux malades sans tâches

Et trois connes se croyant encore en vie

 

J’abandonne le gâteau

Les forêts vierges

Brûlons un cierge

A la poésie ce château

 

Lisez des chansons

Ecoutez vos conneries

Les rondes pleines d’hameçons

Dont  vos sucreries

 

La poésie fondue

Tombe à l’eau

Depuis hier dans la rue

Le chant émascule son flow

 

Le rythme gît

Mettant un terme à la poésie

Qui aurait cru 

Que sa fièvre gagnerait l’envie ?

 

La poésie est mourante

Et morte

 

Respirez comme il vous sied

Aveugle comme vos pieds

Allez comme vous en chiez

On s’en va bien spoliés

 

Oh une blague…

Sans intérêt !

L’amour pris en flag

De vétusté…

 

Le vieil homme est interdit

Plus que jamais

Mais sa poésie fait le lit

D’une jeunesse  à ne pas démontrer

 

Le vingt et unième siècle

Ou pas

Sera

Qu’on nous l’annonce ou prêche…

 

 

 

 

Cribas 05.06.2010