Il y a le temps qui s’arrête

La télévision

Les Monk et autres merveilles

Les histoires secrètes

Un peu de musique

Parfois un livre

Pas trop près des yeux.

 

Deux mois sans vivre à l’extérieur

Et mon fort intérieur

Agrandit ses remparts :

Ces petits riens nulle part

Avides de bonheur.

 

Il y a la mélancolie

Cette sournoise silencieuse

Se prêtant au jeu, rieuse,

De l’âme tout contre sa folie.

 

Il y a enfin la vie

L’invisible

Celle qui est toujours en fuite

Celle qui gicle.

 

Il y a le temps à terre

En noir

Et blanc vers les cieux

Entre les deux

Ça fait plutôt pissotières.

 

La fatigue use

Et la terre tourne

Encore et toujours autour des fusées

Séjourne le soleil sans ruse.

 

Il faut se battre

Comme la lumière au travers des volets,

En frappant fort

Sur son corps déjà violet.

 

Un peu de vin

De la musique

Beaucoup de musique

Autant de vin

 

Je bats l’enfer lorsqu’il est froid

Je prévoirai demain.

 

 

 

 

 

Cribas 17.07.2010