Il y a les poèmes d’eau

Et les poèmes de feu

 

Mais là où je m’enterre

Dès demain l’horreur

Aura raison de mes aurores

 

Tous les matadors

Tous les lions d’arènes

Ingurgitent la même fève

Régurgitent d’un seul effort

La rage d’une seule vaine

 

Les vérités précuites

Donnent du pain de mie

Et ainsi de suite

En mourant d’ennui

On rejoint sa croûte terrestre

 

Les cimetières ont un petit goût amer

 

Il y a des larmes

Celles qu’on jette à l’eau

Et celles qui désarment

 

Nos bleus à l’eau de rose

 

Eparpillées par-ci

Nos amours

En masques de cire

Ressemblent à un oiseau

Au signe du tombeau

 

Il y a des poèmes à la flotte

Des bouquets de violettes

Et des larmes bleues

 

Ainsi vont les énergumènes

Et accessoirement

Les salles notées X

Dans les salons roses

 

 

 

 

Cribas 09.09.2010