Ma princesse

Mon bel ami

Qu’imaginiez-vous

De mes guerres de vestiaire ?

 

Je reçois des mails

Ou des clichés sous enveloppe

De l’amour plein l’appareil

Au cas où, pour l’IFOP

 

Je réécrirai ma vie

Au point d’en perdre l’existence

Moins émancipé qu’un songe

Mon coup de reins est un litige

 

Ma princesse

Toute une histoire

Un conte de fesses

Où je festoie avec paresse

 

Mon bel ami

Soyez l’entendu

J’ai vécu d’ivresses

Et de charmes à la rue

 

Les dunes dans les ruisseaux

Les larmes

Dans la poche intérieure de ma veste

Cisaillent la lame de vos couteaux

 

 

 

Ma princesse, mon bel ami, mon torse amiante, je pourrais m’appeler Rémy le pigeon, jusqu’au bout de ma fiente.

Ouvrier sans conteste, le jour où la vieillesse ouvrira mon contexte,

 

 

D’une large plume

J’écrirai mon âme,

Mes amours qui fument

A tombeaux ouverts qui brûlent.

 

Je suis un raté

Vraiment trop bien gâché

J’ai fait le maximum

Je suis à moi tout seul un album cabossé

 

Et la fée carabosse

Celle du mort pas du pendu

Se mettra toute nue

Sur les rebords de son Gloss.

 

Mes amours soyez vêtues

Par principe

En ce jour où la lune

Comprendra mon prépuce

Loin des précipices

 

Et des vagues de rimes

Qu’on noie comme on pisse sa vie…

 

 

Mon bel ami

Ma princesse

Avez-vous ri au moins ?

De ma caricature indicible

De ses bassesses fissiles ?

 

Je reçois des mails

Et des bombes atomiques…

 

 

 

 

 

 

 

Cribas 08.10.2010