En dépit de la faconde

Par dépit vis-à-vis de mon accommodat morbide

En dépit de votre accommodation calculée en années de maturité au monde accidenté où se délivrent les permissions d’inhumanité

Pour des pies dans le paysage

Pour elles et seulement slim

Ou en slips

 Je décide qu’à mon âge il est toujours de mise de renoncer aux énonciateurs

 

Par dépit je m’envole

Aussi loin qu’il soit possible

Aussi loin de la merde

Que de sa propre poésie

 

On me traitera par dépit

De buveur de Kro

D’homme à poigne indécis

Que sais-je en mort ?

 

La vie est une graduation

L’adolescence un sous-grade

Et l’histoire des générations

Son Graal à forme humaine

 

En dépit des non-dits d’aquariums blasés

Je décide à ma place

De ne remporter aucun critérium

Sans pour autant renoncer au café

 

La machine à cons est bien en place

Je suis perdu

Quoi de plus libre et de plus judicieux

Qu’une idée sans sa race ?

 

Dépité par vos manières pleines d’entourages

De ressemblances prévues

Je goûte à ma haine la plus singe

Sautant sur vos bévues

 

L’occasion fait le citron

Ou la lame de rasoir

Ou les deux acides

Triste et con

Tel un entonnoir

 

Impie je me vole

Mes impropres religions

Aussi près des fioles

Que des cachetons

 

Par dépit

Pour l’imagination

Je masque mes véritables raisons

D’être pessimiste

 

Et encore je n’ai rien dit

Seulement quelques frissons

Quand l’échine se réveillera

L’enfance aura quitté depuis longtemps

Son innocence insondable

Et la maison

Pour la machine à cons…

 

 

 

 

 

 

Cribas 15.11.2010