Un peu d’or

De la langue

Du sang du sang

De l’amour de la guerre

De la mort n’importe quoi

N’importe où et quand

On s’ennuie ferme ici

Ta bouche manque d’ivresse

Donne-lui des fous

A vendanger

Du sang noir pour les caniveaux assoiffés

Des ruelles de porcs

Des jets de gorges de gorets

Ou des petits couinements

Au moins quelques étranglements

De l’action

De la passion

De la pulsion

De la névrose meurtrière

Du diamant

File des vivres

Rengaine tes livres d’émeraudes

Lâche-moi la paume

Lèche-moi l’autre joue

Hydrate

Je suis biblyophilisé

Donne-nous des fous

Des fous des fous

Encore

De la liberté

Des pavés dans la gueule

Marre des pigeons

Des rouges-gorges

On veut du corbeau carbonisé

Du looser enragé

De la poésie de vrai con

Pas de l’anarchie de salon

Ta bouche manque d’ivresse

 

Poésie tu es bien pâle ogresse.

 

 

 

Cribas 21.10.2011