Nous irons peut-être, à ta demande, nous abîmer le long des promenades dans ce que tu appelles le parfum de l’innocence retrouvée. Je me contenterai de sourire en effaçant le plus possible de mon visage, le dégoût parfait que me procurent ces niaiseries. Afin de sentir ta caresse épanouie par ces milles sensations subjuguant ta beauté à la rendre Gitane, je renierai jusqu’au bout des ongles, mon petit air suffisant de citadin corrompu par l’accélération des villes, mortes de survivances acharnées.

Je quitterai les réseaux @sociaux où s’aspergent d’asphyxie, allant de libertaire à libérale, les accrocs en rangs serrés à la liberté cadencée et  aseptisée.

Aucun routeur, ce jour-là, ne vaudra mieux que ce petit chemin que tu connais par dual-core inside mais dont tu découvres encore, pour moi,  les secrets. Tu me prendras un peu la main parfois, et au kilomètre 400, c’est ainsi que tu le nommes avec ce regard indescriptible qui n’est jamais de trop, tu m’attireras vers un arbre selon toi exceptionnel, afin de m’apprendre de quel bois il est fait.

Nous retournerons donc, à ma demande, nous abîmer le long de tes promenades.

 

 



Cribas 10.03.2012