Restées sur leur faim. Non l'argent n'est rien les vies l'entendent en boucle. Les résiliences fanent. L'impatience sème le trouble et les embûches sont enjambées sous les applaudissements du courage.

 

Point question de rêves, les sous lestent et l'itinéraire d'une existence se trace souvent à main levée, d'un point A à un point B, sur les cartes occidentales du pragmatisme où l'on s'achève.

 

Rejetés sur leur fin sans dérive, sans cesse, les esprits sans imagination. Ces histoires n'ont pas d'histoire, tel ce texte qui défile pour se donner l'impression du roulis.

 

Sensation impressionnante en effet, que ce vide au bord du cœur, où parfois l'âme se déplie nonchalamment pour signaler son désespoir, tout autant que son furieux désir de prolonger la précipitation.

 

Se jeter comme pour tomber. Tomber des nues, de haut, sur un charme, sur un clou, mais tomber. Tomber d'avoir vécu. La chute est vertigineuse et je ne connais d'elle que le vague souvenir d'une nuit animale où je réglais mes comptes avec la pluie, la faim, l'apaisement d'une végétation dense et sans villes. Peu d'adjectifs, peu de royaumes et surtout, des rois et des princes à cloche-pied, surveillant leurs arrières des assauts du vivant.

 

Le pragmatisme est une survie sans couleurs, un gâteau pâteux qui étouffe les raisonnables et les intelligents engloutissant la liberté et postillonnant ce qu'il reste de déchets à recycler dans le mot intégrité.

 

 

C'est sûr avant la fin

Tu cesseras de hurler

Ton visage entre les mains

Et le destin plombé.

 

Ta liberté bafouée

Une ou deux fois l'année

Tu auras quartier libre

Dans des contrées salubres.

 

D'un acte rebelle

Tu enfouiras tes dernières factures

Sous le ciel

Au pied d'un arbre à l'écorce de sutures.

 

C'est sûr avant la fin

Ta langue sera muette

Ecoloccidental  et sain

Ton idéal sous la houlette.

 

 

Tu auras grandi. Tu seras arrivé nulle part, mais en partant de rien.

 

 

 

 

Cribas 13.07.2012