L'ennui te guette en ces jours nouveaux. Le sourire a fondu sur le masque de ton visage. C'est

 

échouée que tu marches vers le port, tandis que la mémoire te gâte. Tu as couru longtemps

 

sans savoir, en direction de l'amour. Un bref passé. J'ai de la peine et puis s'en va, pour les

 

gens comme toi, qui sans cesse furent blessées et sans se voir affaissées blessèrent.

 

 

Ils brandissaient la morale, cette île flottant sur la vase, dans de jolis services à dessert. Tu es

 

de ceux-là, à ceci près que cette fois je suis dans les coulisses. Tu chantais aussi à la chorale.

 

Tout ce qui était beau était pour toi, resplendissait sur notre laideur à tous. Aujourd'hui le mur

 

est proche, vitrifié. Je m'amuse déjà car je sais que tu ne souffres pas les miroirs. Tu l'as vu tu

 

piétines, tu fomentes un détour. Je parie sur la droite; le côté de ton coeur.

 

 

Il n'y a pas de bon choix, il faut d'abord tomber.

 

Quel impudique vacarme le poids des années, dans sa chute même entendue!

 

 

Il n'y a plus de bon choix, il fallait d'abord tomber.

 

 

L'effroi te guide en ces jours bourreaux.

 

Les froids te guident jusque dans les nuages sur ton chocolat chaud.

 

 

 

 

 

Cribas 14.08.2012