Toujours la même chose. Ceux qui peuvent vous être utile. Ceux qui ne le sont pas. Hiérarchie. Plus que mes mots sont malades. Hiérarchie. Quelques hiérarques, et tous les autres qui en chient. Et celles, et celles et ceux qui savent, mais veulent une vie, une vie avec un nid, pensent hiérarchie.

 

Celui-ci n’est pas pour toi. Le nid sera construit de pacotilles. Tuile après tuile, tu sens déjà les infiltrations d’une existence que tu ne trouves pas à ta hauteur. Tu mérites d’être au sec. Celui-là a tout, mais ni les fondations, ni le toit pour ton nid douillet. Il a tout. Intelligence, humanisme, beauté masculine, mais non ; non tu n’as pas les moyens d’aimer celui qui n’a pas les moyens.

 

Au moins cette vénale là, cette salope ci, assume son matérialisme d’esprit. Elle se fout bien de l’humanisme, et de toutes ces sciences dont elle ne comprend rien.

 

Etrangement ? Non ce n’est même pas étrange. Elle sait ce qu’elle est, elle veut des biens. Il a fait des études, il a même un métier. Ce qu’il fait ? Un truc qui brille, elle ne sait même pas, elle s’en fout. Elle veut des biens, elle lui jouera sa sérénade, elle s’y connait en saloperie. Il est moche, mais dans cinq ans il gagnera 10 KE par mois. L’amour c’est pour les rêveurs. Les rêveurs. Rêveuse ça s’arrête à douze ans.

 

Ce qui compte, c’est de n’avoir pas trop à compter. Compter pour quelqu’un c’est bien beau, dans les contes. T’iras au cinéma, ou dans des livres. Là où l’amour se conte.

 

La vie c’est sérieux n’est ce pas ? Je n’ai rien. Tu n’apprendras rien de moi, j’en sais trop sur elle. J’ai déjà tout appris sur toi.

 

Hiérarchie. Quelques hiérarques, et les autres qui t’intéressent. Mais le choix. Tu as choisi la rive où l’on sert des mets de choix. Ce qui m’amuse moi ?

 

Mais tout. Tout ce que tu sais et qui t’effraie. Tout ce que tu effaces lorsque tu crois me convaincre que ce qui te fout la trouille je ne l’ai pas moi même expérimenté.

 

Je vis sous un toit qui fuite depuis le début. Je compte les gouttes une par une. Celles qui rendent fou il paraît lorsqu’on est immobilisé sous leur continuité précise telle une pile atomique. Une goutte, deux gouttes, trois gouttes, quatre gouttes, cinq gouttes. Une chaise sur laquelle je suis ligoté. Je ne suis pas devenu fou parce que j’ai réussi à imaginer une chaise vide.

 

Tout m’amuse.

 

Un mouton, deux moutons, trois moutons, quatre moutons, cinq moutons ; plus que mes mots sont malades. Quelques moutons, et tous les autres dont on fait des pullovers.

 

Ceux qui en chient se font peler, tondre jusqu’au sang, pour qu’un jour sûrement, ton chien porte un vêtement en pure laine vierge.

 

Quelques hiérarques, et tous les autres qui n’ont même plus de qui s’offrir leur propre cierge.

Tu as le choix, tu sais ce que tu veux. Tu veux la cire, et l’amant du musée Grévin, au mieux. Au pire, tu sais ce que tu veux, aussi. Un nid construit par un mâle haut en couleurs officielles.

 

Et pourtant tu préfères les fondus. Mais les fondus ça ne fait pas assez de beurre.

 

Toujours la même chose. Ceux qui peuvent vous être utile, et ceux qui, rutilants, brillent comme un toit de pans solaires.

 

Ceux qui plument, et ceux qui n’ont qu’une plume. Je ne suis pas un toit, tout ce que tu pouvais avoir c’était moi. Moi le paon à plume. L’occis édenté de la vie.

Mon apparence est de mauvais goût.

 

Le choix entre le mauvais goût et l’argent sans odeur.

Ne continue pas à jouir les indécises. Tu connais ta partie avec précision.

Quelques hiérarques et les autres qui ont subi une ablation des incisives.

Comme je l’ai dit mille fois, j’observe mon cœur que j’ai moi-même incisé.

Qu’est ce qui te démange toi, qui n’a même pas été excisée ?

 

Tu connais ton choix, cesse de faire ta mijaurée, ma mie chaudière.

Celui-là n’est pas pour toi, simplement parce que c’est moi.

 

Mes mots sont malades, mais tu sais qu’ils te sont livrés sans palabres.

Je suis dur, et froid comme l’écorce d’un arbre

Mille desseins mensongers et macabres

Cicatrisent grâce à la sève des amours de passages

Qui lentement efface des cœurs fléchés et tout le tralala...

 

 

 

 

 

 

 

Cribas 04/04/2013