Lorsque la spirale amusée de tes iris bleu transparent

Mime des sillons, creusant à l’hypnose, dans mes yeux moins immenses que les tiens

Lorsque tes cils, autant que les froufrous de ta jupe, jouent aux ailes de papillon

Battant d’une impatience faussement dissimulée,

Pour m’inciter expressément, à prendre ce train en marche,

A poser le dernier rail, entre nos parallèles,

Avant qu’une station prochaine, rendent à nos destinations, leur aiguillage désensorcelé

Lorsque les loques de mes souvenirs, un instant, se redécouvrent pièces d’un puzzle

 

Je me souviens de mon cœur, tel qu’il battait avant que je ne l’incarcère pour tressage abusif de ma corde sensible, ainsi que pour dictature outrageuse.

 

Un dernier regard par-dessus l’épaule

Sans me chercher plonge dans le mien

Un dernier éclair mais déplorant déjà

Que les hommes décidément, n’y comprennent rien

 

Où sont mes quarante ans

Qui ne m’ont pas changé

Jouer au gendarme et au voleur

A la groupie et au rockeur

A l’impatiente et au chien renifleur

Dès qu’un rôle semble être le mien

Je sens que le jeu est truqué

Que les dés sont pipés

Et je tire le joker

Immobile, indéterminé

Quarante ans ont passé

Aucun printemps n’a annoncé l’été

Rien dans mon âme ne s’est changé en paix…


Le temps fait son oeuvre.

 

 

 

Cribas 25.07.2015