C’est sans cesse pareil amie. Seule amie. Muse honnie des dieux, progestérones ennemies.

C’est toujours pareil amie. Seule muse qui reste. Vous savez.

Le printemps qui pointe pour fondre dans ma bouche.

C’est toujours le même.

Son même écho qui traverse jusqu’à vous, l’atlantique.

Epoque asociale où même les femmes,

Réseau social,

Se fendent d’une jupe et piquent,

Et pissent par l’internet dans les coins

Et marquent, et marquent…

Sur une photo, par leur image…

D’une signature crachent

Leur chique

Et marquent, et marquent…

Et narguent

De leur chic en pâture.

Et vous, vous savez

Mon tic

De tout mettre en peinture.

 

C’est toujours pareil, le printemps qui pointe

Pour fondre dans ma bouche

Un soir

Et je réalise

L’hystérie de la bêtise

Après vous savez

C’est toujours pareil.

Sans cesse pareil amie. Seule amie. Vous, honnie.

Plus féminine que la plus féminine, vous. Pourquoi vous ?

Et je sais que faire le mâle, pêle-mêle ; chaque année le même vous fait mal.

Mais elles ne m’aiment pas, vous, vous savez

Qu’un autre soir

Je le réalise

A l’hystérie de la bêtise.

Mais je ne sais que faire le mâle.

Que faire le mal.

Que faire.

Amie, c’est un enfer.

Et chaque année est à refaire

L’enfer qui pointe

Alors je le fonds dans ma bouche.

Et le mâle fait mouche.

C’est sans cesse pareil amie.

Seule amie ça ne change jamais.

Et je ne change jamais

C’est un printemps qui ronge

Mon frein

Jusqu’au gris de mes tempes

Maintenant.

 

Vous, amie. Seule amie vous pouvez rire

De ma bêtise hystérésis

Vous seule pouvez rire

Vous savez

Que dans l'introspection j'ai évacué

Le pire;

Mes sordides excuses.

 

J’ai besoin de boire

J’ai besoin d’écrire

Ce soir en hurlant

J’ai besoin de mourir.

 

Vous savez qu’avec le temps

J’ai appris à savoir

Comme vous.

Mes printemps

Notre désespoir.

 

 

 

 

 

Cribas 14.03.2017