Le temps s’écoule plus vite que ne s’égrène le sable

La plage entière d’une vie granulée en possède si peu

 

 

Le temps va moulin

Tellement

Que sa pâle folie

Se déguise en aura

Désignant  l’égaré

Jusqu’au grain de sa peau

 

 

Le sablier cristallise

Ou résonne de l’écho prisonnier d’un pois chiche heurtant les murs de sa cellule osseuse.

La course effrayante du temps fige l’âme,

Telle une onde cadencée qu’on priverait de son quartz.

 

 

Le temps passe éclair et c’est déjà la fin du tour

Enfouir des regrets c’est l’affaire d'un tour de passe-passe.

 

 

Juste l’espace temps de plonger son regard oblique, dans l’ombre projetée par le soleil sur un cadran à filer le temps, que déjà la nuit interrompt notre étoile.

 

 

Le temps va demain

Inexorablement

Quotidien

Mal secondé par nos âmes en alerte. Quand l’alarme de la mort, sirène des pensées mortifères, retentit dans les fonds de notre sourde oreille

Tout se dilate en l’homme,

Telles ces chairs répugnantes liquéfiant en sous-sol les cimetières, pour enfer des charniers.

Quota de vie

Quelques centimètres à peine tracés sur la paume.

 

 

Le temps va crescendo

Comme pour donner du coffre à l’existence

Le temps va crescendo

Offrant à la mort sa voix au chapitre

 

 

Tout au long de la vie

La mort est un tempo.

 

 

 

 

 

 

Cribas 26 05 2017