la beauté de la diablesse a fait son temps

la naïveté de sa jeunesse l'a trahie

et ribaudes anciennes ou junkies belles des sororités

regrettent-elles toutes ces gangues

bling bling abandonnées

 

un temps

 

vingt ans

 

St Pierre à l'entrée du caveau

autrefois un pied dans la tombe

faisan habitué au pied de grue

son pas mâle assuré dans l'amour

 

la beauté du diable a quarante ans

et continue sa route innée

mais compte aujourd'hui leurs croûtes

aux  âmes interlopes

 

 

 

leur souhait d'un pied d'enfer ameute mon danseur d'épitaphes

lorsqu'accroupie devant leurs saintes vierges apnées, ma lance

 

 

et moi l'homme à genou portant ma croix

contemple enfin ridules en ribambelles

ces petits clous au creux de mon coeur

que j'étreins à pleine main

comme autant de punaises écrasèrent ma jeunesse

 

la beauté de ce diable d'homme

pourrissant seulement à l'heure de pourrir

 

 

un faon seulement, rien qu'enfant ma renne

 

L'homme est enfant

 

ange

 

ange à langer

 

allongeant au long cours

 

 le cou de la féminité.


Cribas 2018