Il me revient un air

Un air que fredonne le vide

Lorsqu’il traverse

Mer traverse

Un air avec dédain

Que chantent les cristaux

Et me traverse par les dunes

 

Il me revient un désert

Qui m’enlise et le vent

Ondulant dans les airs

Onguents suintant des jointures

Ma lumière redescend la rampe

Père transperce

Le génie se fond avec sa lampe impure

 

S’effondre ma jeunesse

Un pur dans le vent

Ma fronde ou ce qu’il en reste

Vous revient de droit, déesses !

En sus, je vous offre ma foi

Puisque pour sauver mon foie

L’imbu vous désintéresse,

Lorsque La poésie sauve son roi !

 

Il me revient un air

Ma vie d’artiste

M’Adam le lion mis aux fers.

M’Eves en itérations,

Mon génie se traverse

Comme une femme chasse au trésor.

Fabule et cherche son Nord

Votre fâcheux du sud ! Métisse vitriol !

 

Il me secoue les nerfs

Mon caractère à dos de la méduse

Lorsque soliste de l’épouvante

Je survis seul et ivrogne

Mais je chante et je sais

Je sais que je chante ma ruse 

Sans passer  par les cigognes !

 

 

Mes rimes prennent leur béquée dans cette douleur au bas du dos !

 

 

Cribas 05.02.2019