Epitaphe de l’occidental vainqueur en perdition

 

 

Je n’ai jamais rien voulu

Devrais-je dire pris ?

J’ai préféré le vol de ma vie

Au crash échoué de mon âme

Payant son injuste prix

 

L’incorruptible saigne

Par le trop plein de bave

Que refoule le silence

Qui tourbillonne

 

Je me sens victorieux

Involontaire apatride

Je ne regarde plus dans les yeux

Que révulse mon air acide

 

J’avais les idées claires

Si jeunes effrontées

A la recherche du pair

Mes pensées aujourd’hui fanées

 

Cherchaient dans le vide

Un mentor entêtant

Pour fondre mes rides

Et faire passer le temps

 

Je marchais sur le monde

Hier ici et lentement

Sans jamais prendre part

A son enfermement

 

Cannibale en psychologie sociale

Résistant sans arme conventionnelle

J’ai souvent enduis mes balles

Du voile léger d’une folle cervelle

 

A l’écart des tours

Et les roues dans le gravier

Sur le bas côté, ma vie,

A fait des envieux en burn-out

 

L’incorruptible saigne

Par le trop plein de bave

Que refoule le silence

Dans son tourbillon

 

Ci-gît l’art d’une folie

Et sa dernière simagrée

Et l’éternelle homélie

Dont sa vie a fait les frais

 

Avec un peu d’imagination

 

 

 

 

Cribas 23.08.2025

 

 

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