Façades et meurtrières

 

 

Faut que je me flingue en fait

Toute ma vie c’est de la merde

Ou que je taillade le trouble fête,

La taupe sur mon terrain de golf

 

 

Ça fait un demi-siècle

De torture

Et à chaque nouvel amour

Mon sang gicle

Sur l’épée de Damoclès

 

Le monde marque complet

Dans l’art de vivre sa complainte

Tout est feinte et tout est joute

Lorsqu’il jouxte les avis tous les jours dans la vie

Le véritable poète plein

 

Tout est enfreint

Lorsque plus rien ne freine

Les mots

Et que la reine n’a dans la bouche

Que son frein

 

Le chant feint des sirènes

Aujourd’hui me suffit

Je ne rêve plus de mon suffixe

Prudemment

Je commence à mentir

 

Lorsque plus rien ne prouve

Que l’homme est entier

La femelle trouve

Dans le silence du loup sa preuve entière

 

Le mensonge sied

A merveille à notre siècle

Sit on here marvelous boy

Fouille les gargotes du passé

Et cherche à pied

Dans les startings

Nos petits pas

 

Faut que je me flingue en fait

Toute ma vie c’est de la merde

Ou que je taillade le trouble fête,

La taupe sur mon terrain de golf

 

Le bruit et les odeurs résonnent

A cinquante ans passés

Aux survivants qui reviennent

Aux revenants soudainement pressés

De sentir

De ressentir

On se pince pour la mort rapiécée

 

Tel un regard de façade

Mon rictus profond est virtuel

Au fil des rasades

Il se fond

Dans le hasard qu’on récolte

 

Faut que je me fête à base de flingues

Toute cette merde c’est ma vie

Où que je taille en pointe la foule dans ma  tête

Mon double, aperçu devenant mélodie

 

 

Cribas 17.01.2026

 

 

 

 

 

 

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Une réponse à Façades et meurtrières

  1. @ude dit :

    Poètrixe sur un radeau médusé ancré dans le sable de ce qui pourrait pour ne pas s’encastrer dans ce qui est.

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