Je suis l’homme qu’on déteste, l’être infâme hilare de ses fragilités. Sans que l’on puisse m’abattre, on m’accuse de propager la peste. Je file dans les couloirs des métros des immeubles, l’âme leste.
Mon regard ne croise plus les entités qui me zestent. Je ne suis pas le roi du monde que mes yeux sur l’affiche molestent. Ni le seigneur en friche d’un immonde désespoir.
Je suis l’homme solitaire, la pomme tombée près de la pomme. L’enfant sans gloires, la somme de mes stigmates d’homme.
JE brave les créations du jet de moi
Mes personnages récréations se jettent surmoi.
Je suis l’homme dont on dit, à moitié étourdie, que tous ses émois sont ourdis.
Je suis l’homme apparu, paressant soudainement au détour d’une vive apparition. Je suis le mensonge ou la peur, le doute qui s’instille, le pollen ou le pistil.
Je suis un puits d’humanité et son contraire, puisé dans les méandres asséchés des absents éternels.
Je suis un pin’s sur la boutonnière des poètes errants. Une urne flambant neuve posée sur la cheminée déglaçant mes parents. Une coulure une fuite décollant le papier peint suivant la ligne de ma littérature jusqu’à la flaque.
Je ne suis que le bandeau de suie entourant mon front suant, un tissu de mensonge, un ruban qui claque.
Mais je suis aussi, ma suite dans les idées, désinhibée.
Je suis l’homme qu’on appelle à la rescousse, l’homme en rappel.
Le pleutre idéal, aux muscles toujours bandés. Le faible le plus fort
Je suis l’homme qui atteste que seule la bête atteint sa liberté.
Je suis natif de l’arc dégénéré ciblé sur le coeur
Je suis l’homme qu’on oublie
A la tête de l’enfer
L’homme taiseux lorsque se brise
La serre
L’homme qui sait
Briser
Cribas 03.10.2026
Le sang roule, déboule, palpitation estampée aux tempes, temp mort.