Plaies de feu

 

 

Sur les plaies rouvertes

Ton sel blanc

Et mon sang rouge

Se recouvrent

Inertes

 

Tes blessures divines

Et secrètes

Livrées au grand jour

Dans la file

Des cicatrices

 

Que l’amour notre étude

A la renverse

Que la mort de nos pères

Enterrent

Nos années brutes

 

T’es la fille de l’air

Bateau

J’ai les pieds sur terre

Rimbaud

 

Par les mains baladeuses

Et les mots voyageurs

J’implore une femme heureuse

Sous le marteau de l’enfer

 

 

 

Cribas 28.02.2026

 

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Plaies de feu

  1. @ude dit :

    Sixième sens

    Le premier sens est le goût d’un suçon sur l’épaule à la croisée des brides.
    Le deuxième, l’albâtre d’un lait qui n’a pas eu à monter.
    Le troisième sens est une odeur légère au plis de l’aisselle.
    Le quatrième, le cri jamais délivré des entrailles béantes.
    Le cinquième sens est la texture particulière à chacune de ces cicatrices, témoin tactile qu’il n’est pas donné à toute femme de l’être.
    Le sixième flâne entre fer et paix, ensoleillant le renflement du gouffre et saturant les reliques de la féminité d’un bleu d’orange.
    Je m’éveille à ce sixième sens, forte des traces des autres, auréolée d’une étrange sagesse et je m’invente.

    3 septembre 2013

Répondre à @ude Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *