Exode

 

Dans mes veines

Un souvenir filtré

Un parfum sous la peau

Prend l’artère principale

D’alcools forts sans lendemain

 

Les nuits veulent mourir

Lucides précipices

Devant les fantômes de cire

Que des bougies numériques

Jettent dans l’abîme

 

Sous un pont mendiant de lumière

Je plante mon cœur à l’entrée d’une tente

Et depuis l’enfer serein de ma rente journalière

Je vide de mon être

La possibilité de leurs villes

 

 

Cribas 07.03.2026

 

 

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4 réponses à Exode

  1. @ude dit :

    L’encre de lumière rature les lignes
    Pulsations d’une broderie tatouée à même l’âme

  2. @ude dit :

    En quoi voir la lumière dans la noirceur est-il méchant ?

  3. Cribas dit :

    C’était plus « les lignes raturées », qui m’avai(en)t semblé un choix de vocabulaire ignorant, de fait, les questions de fond. La forme, la forme, mon royaume pour la forme!

    Mais « En quoi voir la lumière dans la noirceur est-il méchant ? », ça, c’est du Baudelaire!
    😉

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