Faste commun d’un ego à la fosse commune

 

 

Depuis que ton cœur bat froid à la justice. Depuis qu’aucun leurre n’a pris avec toi, qu’aucun des leurs n’a de prise sur toi. Depuis que tu es resté

 Toi.

Depuis que pour toi, ils ne sont qu’un baffle éructant le monde où l’on bâfre, depuis que leur crise aigue s’adonnant aux baffes, t’effarent,

Toi.

Depuis que ton âme souffre du désastre. Depuis que les affres du monde et des affreux te donnent des aphtes, tu t’effraies,

Toi.

Depuis que tu es défait, de n’avoir défrayé, laconique, depuis que tu es phares éteints dans la chronique, tu fais des refrains,

Toi.

Depuis que la musique est un singe,

Un remugle des forêts et des fois

Moite

Cherchant le parfum adéquat tu sombres dans la ouate des soirées partagées dans la haine

De soie.

Depuis que tes humeurs affrontent leurs abysses. Depuis que sur tes rides, leur front n’a pas pris.

Depuis que l’ éternel effronté,

Toi.

Depuis que l’injustice te rebat les oreilles autant que ton armistice

De vieillard

Se rabat à chaque solstice sur ses instincts de printemps et de vieux connard

Dans sa propre pisse

Toi

 

Depuis que soudainement

Ta poésie a tous les droits

Depuis que ton cœur enfreint, court sans frein, après la trace femelle de son empreinte,

Perdu comme toi et succinct,

Ton succès rêve

Depuis que tu crèves

D’envie,

Toi

 

Tu crèves

 

 

Cribas 24.04.2026

 

 

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