Ta mémoire édulcore
Ton lore
Presque rien n’est vrai
Dans ton histoire
Tes souvenirs sont tirés au sort
Je te fais signe de loin
Au travers de la vitre
Tu me réponds
En me perdant de vue
Ils étirent ton brouillard
De l’âge
Tes héritiers trouillards
Gambergent déjà
L’extinction du phare
Je t’alerte depuis la mer
Au travers du hublot
Je vois l’écume
Fendue sur tes lèvres
Je te sens comme perdue
Qu’on récolte
Qu’on ramasse comme un dû
Depuis la rue je t’écris
Ma révolte
Je te fais signe de loin
Au travers de la vitre
Tu me réponds
En me perdant de vue
Je suis ton vieil ami
De mes années sincères
Celui que toi tu as trahi
Pour violenter ton père
Sous les traits d’un mari
Tu me fais d’un signe de loin
Un insigne contrechamp
Alors je te signale
Ma disparition à travers champs
Cribas 16.10.2026
L’image délavée d’un polaroïd fondu ne renvois plus ta fronde et le voile évanoui efface les spasmes mêmes de l’agonie. La brillance hiberne là, cendres couvant sous les chairs gonflées qui l’étouffent. Un seul regard suffirait au jaillissement.