Je t’ai posée au train
Un peu hagard
Brillante et hautaine
En tenue maquillée
Sans un regard
Ta jupe a dérobé
Ma vie sur les rails
A glissé sous le quai
Je me souviens vaguement
De ta destination
De mon ballast sanguinolent
Prisonnier sous le gravier
Jetant la pierre
A une âme n’ayant jamais aimé
Aigri j’aurais pu
Détourer tes contours
Parfaits
A l’acide
Me laisser damner
Par la rue livide
Et sanguinaire
Son horreur avide
D’un monstre à condamner
Je me souviens largement
De la destination
De mon faste maintenant
Sur l’étal où j’ai déraillé
Sur la jetée des prières
Je creuse vers l’enfer
Cribas 18.08.2026
Tout est là Du centre Les paupières arrachées Dégoulinantes de paix Observatoire secret des électrons