Peureuse perfidie

 

 

Si tu savais ma belle, avide sirène, ce qui se cache dans la stagnation de mon sang. Si tu avais idée du bouillon de mes gènes gélifiant les poches sous mes yeux.

Je n’ai pas le sens de la belle vie, ni l’essence de la poésie.

Visionnaire maléfique, looser habitué des souvenirs, j’observe tes humeurs départager nos mémoires distinctes lorsque tu rêves de notre avenir embryonnaire.

Je n’ai pas le sens de la belle vie, ni l’essence de la poésie.

Mes pensées cycliques bouchonnent le carrefour des avanies. C’est ainsi que je perdure, dans l’influx des masses caractérielles, au nom de l’insoumission.

Aspirant éternel, l’autodidacte se crée du vertige en s’imaginant libre du  binarisme des codes sociaux, programmeur de génie et hacker de complots.

Seul au monde, il oublie la synergie du mensonge, il ignore que l’amour est une cellule familiale.Que les codes sociaux s’y répandent tel l’acide salicylique accélérant consanguinité, communautarisme, et splendeur béante et imperfectible de l’humanité béate.

Si tu savais ma belle sirène asséchée, ce qu’un homme libre ressent face au désert.

Tu cherches en femme, à irriguer une âme au sommet de sa dune.

 Tu trouveras d’autres pas sur le sable, poursuivant le mirage de ta lune éclairée.

Je fuis dos à la mer. Vertical au soleil. Mes cervicales gèlent pourtant.

Mon regard à l’intérieur de son horizon sait qu’il porte en lui les larmes de  ton océan.

 

 

Cribas 12.07.2026

 

 

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