SOLISTES(Ꟊ)

 

Tu as appris ce qu’ils étaient

Et tes pupilles se sont éteintes

L’ombre dans leurs regards entiers

Est un fantôme sur tes étreintes

 

Tu as le goût de l’univers

Pourtant tu marches contre le vent

En portant tout de travers

Ce que tu caches dans ton sang

 

Personne n’a bu à pleines lèvres

Tes mots éperdus de belles lettres

L’avenir avance son dernier rêve

Avec la nonchalance d’un poète

 

Tout s’explique, jusqu’au silence, et ta science se colporte

Malheur aux cloportes que cette œuvre arrogance dépite.

 

Les indigènes restent digestes, s’ils suivent la matrice recette

Malheur aux gestes sauvages, glissant vers la piste du reset.

 

On ordonne à mon monde de sourire au réel, en vain

Car en bandant mes yeux  j’ échappe alors à mon destin.

 

Toute solitude n’est pas bonne à dire, dans les salles combles

Où les prédications imposent, d’implorantes blanches colombes.

 

Tu as appris ce que c’était

Le goût du vent sur tes papilles

A la suite d’ongles sur l’été

Agrippant tes funestes résilles

 

Si tu as le sens de l’univers

Mise au mur ton étoile filante

A fibrillé de travers

En s’échouant toute vibrante

 

Personne n’a bu à pleines lèvres

Tes mots éperdus de belles lettres

L’avenir se retire dans tes rêves

Avec l’appétit repu d’un poète.

 

 

Cribas 23.06.2026

 

 

(Tu as appris ce qu’ils étaient

Et tes pupilles se sont éteintes

L’ombre dans leurs regards entiers

Est un fantôme sur tes étreintes

 

Tu as le goût de l’univers

Pourtant tu marches contre le vent

En portant tout de travers

Ce que tu caches dans ton sang

 

Personne n’a bu à pleines lèvres

Tes mots éperdus de belles lettres

L’avenir avance son dernier rêve

Avec la nonchalance d’un poète

 

Tout s’explique, jusqu’au silence, et la science se colporte

Malheur aux cloportes que cette œuvre arrogance dépite.

 

Les indigènes restent digestes, s’ils suivent la matrice recette

Malheur aux gestes sauvages, glissant vers la piste du reset.

 

On ordonne à ton monde de sourire au réel, en vain

Car en bandant tes yeux  tu échappes alors à ton destin.

 

Toute solitude n’est pas bonne à dire, dans les salles combles

Où les prédications imposent, d’implorantes blanches colombes.

 

Tu as appris ce que c’était

Le goût du vent sur tes papilles

A la suite d’ongles sur l’été

Agrippant tes funestes résilles

 

Tu as le sens de l’univers

Mais sur son mur ton étoile filante

A fibrillé tout de travers

En s’échouant toute vibrante

 

Personne n’a bu à pleines lèvres

Tes mots éperdus de belles lettres

L’avenir avance son dernier rêve

Avec la nonchalance d’un poète.)

 

 

Cribas 23.06.2026

 

 

 

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