Canicule

 

 

Le feu jaillit du bitume par les pores d’un sépulcre oublié recouvert de macadam.

 

La ville dore au soleil ses fruits incarcérés en toute innocence.

 

La brûlure se répand dans les eaux tièdes de ses effluves saccadées.

 

L’information se nimbe d’un flou résistant soudainement irréel.

 

Les climatiseurs chassent l’humide langoureux d’autrefois.

 

Les chiens hurlent de soif aux sommeils qui aboient.

 

Les solutions sont montées de toute pièce.

 

Les champs sont parsemés d’hélices à faire tourner le temps.

 

Les chansons portent en semant le désarroi.

 

Les peaux rouges reviennent d’un voyage où se couchent les soleils.

 

Les avions décollent d’outre tombe en direction des nuages.

 

Quelques feux-follets allumeurs de brindilles !

 

L’humeur graphe des épitaphes conquis.

 

Le bonheur jouit de ses oripeaux

 

Et m’alanguit au chat brûlant qui me toise.

 

 

Cribas 23.07.2026

 

 

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