Destinée de clan (Destin.s clandestin.s)

 

 

Tu vides ton époque de ton infinie présence. Collectionneuse concentrée sur les QR codes d’une sagesse téléphonée.

J’ai côtoyé avec bonheur la vérité masquée sous tes phalanges effleurant mon occiput.

J’entends les nuits brillantes, j’écoute le fracas de nos âmes saturées sur le miroir entier où se brisent nos sutures endimanchées.

Je t’ai aimée, lové sur ma berge solitude; ton PH neutre de surface a noyé mes profondeurs dans les algues ta visqueuse.

J’ai invoqué tes sulfures d’androgyne, mon addiction à l’oxygène en bouteille.

J’ai digressé à la renverse sur les agrès plantés, las. Ma gymnastique a glissé de l’intellect, son refus d’en venir à notre part de chute.

Je m’affranchis des haies entravant ta noble course :

« Il est si vulgairement grossier ce prétendant à mon code source ! »

Pas plus qu’un alcoolique notoire, tu n’es la bienvenue dans les salons provisoires des bêtes hébétées.

Nous sommes habités par la mauvaise habitude d’exister incorporés au silence.

Tu tires des traits rusés sur  l’enfer des autres. Le cas des masses t’importe plus que le cadenas grippé miaulant comme un chat le fond de ta gorge séquestrée. Mes markers feutrés, cadets de tes soucis, entourent en flammes pourtant rudoyantes l’origine secrète de ta propre littérature.

Je vis de mon époque

Tu vides ton époque

 

Cribas 25.07.2026

 

 

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