Lorsqu’un rêveur parvient en ce monde
Sans avoir muté
Au prix de son enfance,
Il bondit souvent
Chevauchant son mustang
Dans les champs dans les rues des solides hongres
Lorsqu’un rêveur arraisonne ce monde
Au saut de son onde temporelle,
Dispersant les cargaisons habituelles
Il arrime les vérités
De fourgons entiers d’âmes moribondes
Dans le rang dans les cales d’un vieil abîme comble
Lorsqu’un rêveur se destine à ce monde
Le ciel bien en place sourit
Freinant ses étoiles filantes
Et jetant sur son arc d’Iris
Le vert-de-gris des nuages
Jusqu’au pourrissement de sa fronde
Lorsqu’un rêveur échoué en ce monde
Le traverse enfin dans l’ignorance
Il bande avec allure son arc
Vers l’horizon non fléché
Lançant ses dernières marques
Aux ailettes non frangées
Cribas 05.09.2026
Tout est là Du centre Les paupières arrachées Dégoulinantes de paix Observatoire secret des électrons