Du dé bu à la faim...(Ou de la fin au début)


(Origine de l'image)







On commencera jusqu’à la fin,  par le début. On commencera sans cesse par la fin. Tout va plus vite pour celui qui ne s’empêche de voir la fin. Rien ne va plus pour celui qui voit dès le début, la fin.

Voilà la fin.

Le début quand déjà on se savait sur sa fin.

Il y a des vies qui s’acheminent, qui se parviennent à bon port au détriment de soi.

On fait le tri, on ne se ment plus et on se mine.

Le début, juste parce qu’on savait déjà la fin.

Il y a des possibilités que le possible draine par la fin.

J’ai bien deux cents ans de vie, en une seule vie, à me retourner sans fin.

On ne saura jamais vraiment le début, mais sur sa ligne, on a toujours commencé à se triturer par la fin.

La friture, la baston évitée, sur sa ligne de front.

La condition franche, des tranchées creusées par la mauvaise pioche, et toujours, labourées par la fin.

J’ai fin.

Les fins justifient le moyen.

On commencera juste par la fin, pour en voir le début.

Voilà la fin.

La poésie c’est le début. Le poète c’est la fin.

Comme on va sur son chemin sans faim, on efface ses pas juste avant la fin.

C’est enfin qu’on apprend ce qu’est la faim. On mange sa vie jusqu’à la fin.

Des épices de ma vie dans le four où la mort me brûle aux quatre coins.

Inutile d’envisager le début. La fin nous lance sans cesse son regard de côté.

La fin sur le sentier où tout débute. Le petit poucet ou le chat botté.

Ma fin se justifie comme le moyen le plus juste.

Encore que repu, j’ai toujours eu faim.

On exige de soi ce qui nous mène à la fin.

Il n’y a pas à pourrir, tout rouge sur sa fin. Encore vaut-il mieux croire que l’on court, toujours, et tout blanc, en direction de ce qui nous débute enfin.

Le monde à l’envers, on commence par la fin et on meurt au début de sa vie, à la fin.

A la fin on a si faim.

Voilà le début.

Mon début est juste, et je m’y fie jusqu’à la fin.

Je ne me méfie que de la fin, car depuis le début, je provoque ma fin.

On zigzague en rond, de la fin au début.

On trébuche, du début à la fin.

Les embûches, les bûches jamais au rebus

Mais on crève enfin, de fin.

Tout est or, si l’on se déloge du temps qui passe.

Tout est horloge et on se retarde les aiguilles, comme des épines qui s’enfoncent, dans notre chaire du temps.

Je n’ai que faire du temps, peuchère ! Je n’ai jamais eu le temps de suivre l’air du temps.

Voilà le début.

J’ai mon nez en l’air qui ne ressent plus rien. Je vis les yeux dans le vague, et mon regard évite les cathédrales, les girouettes et les horloges.

Je n’accepte plus depuis toujours, de me faire sonner les cloches en plein jour ou en pleine nuit.

J’ai le temps avec moi, j’y croirai du début à la fin.

Sachant ma fin, je me justifie chacun de mes moyens.

Même moyen, je resterais entier de la fin à mon début.

Le début, la poésie.

La fin, le poète.

Mais du début à la fin.

Je répète ma vie…

Je répète ma vie…

Je cherche le début à vivre jusqu’à la fin.

Je me ride, mais je m’essuie le front de tout cet air du temps.

Ma jeunesse s’en va, un temps défunt.

Maintenant je vais jusqu’à la fin des temps.

Voilà le début.

Et voici la fin.

De la fin au début…

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Cribas 2006

 

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