Le silence de l' automutilation: La rude traversée des deux pieds à l'agonie sur un clavecin numérique (J.I 70)

          


...des pieds et des mains? Et avec des moufles, t'as déjà essayé?







 

Il n’en sortira pas. Jamais. Rien ne lui suffira jamais. Trop de rancunes ont créé son univers, car il ne s’agit pas d’un monde, mais bien d’un univers, dont il est issu.

L’humiliation mène à l’inexistence, l’inexistence à la rancune, la rancune à la folie, la folie à la mort.

La vie aussi mène à la mort.

Alors à quoi bon?


Elle n’en finira pas. Jamais. Rien ne l’assurera jamais. Trop d’absurdités ont jalonné sa vie, car il ne s’agit pas d’une existence, mais bien d’une triste vie, dont elle est issue.

La méditation mène à la naissance, la naissance à la douleur, la douleur à l’incompréhension, l’incompréhension à la rancune.

L’existence lui reste en travers de la gorge, même lorsqu’elle est fière en contemplant le poids de son corps.

Alors à quoi bon ?


Le bonheur des enfants heureux est une provocation douloureuse qui rappelle que la vie c’est chacun pour soi.

Les relations difficiles avec ses supérieurs sociaux sont un appel au meurtre.

Elle n’en sortira pas. Il n’en finira jamais.

Lorsque Dieu abandonne les simples d’esprit, il bande leur arc fratricide.

Nous sommes tous des frères, rarement d’infortune.

La guerre et les catastrophes naturelles sont la seule fortune de la solidarité.

Sous la tempête, l’ouragan humain s’estompe quelques instants, à peine.

Les grands brûlés ont la démarche de leur essence perdue.

Les aveugles on les appelle en visio.

Du moment que le monde tourne, rondelet.

L’unicité de chacun, qui fait de nous tous un amour de pansement, en somme.

Tu m’en diras tant…

A pinces ou à vélo, du cambouis dans les cheveux ?

Donne moi l’adresse de ton monde, et je te dirai pourquoi tu roules.

Ou en boule.


Il n’en sortira pas. Elle n’en finira jamais. Rien ne leur sera soufflé cependant. On préfère en rire !

Lorsque leur monde décide d’en avoir assez, c’est l’univers des armes qui s’arrache la victoire.

Et le monde entier est perdant.

Le monde aime perdre. Le monde et sa fâcheuse habitude de nier l’existence du monde.

Le monde des hommes, des femmes, des enfants et de la médiamétrie.

Le monde à la mode, un siècle sur deux.

Chevauchement fantastique. Sourire supérieur en coin de page, le soleil utilise les enfants pour se moquer de nos trop jolis desseins.


Écrire c’est en avoir assez de parler. Écrire c’est éviter de tuer. Écrire c’est un peu se cacher.

Ils n’en finiront jamais d’écrire.

Et ça tombe bien, ça les calme un peu et ça nous fout la paix.

Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui parlent, et trop rarement ceux qu’on voudrait entendre s’emmerder ferme ?

Paradoxe.

La mode.

Écrire est devenu un complément de la parole, indispensable à la notoriété de la bêtise.


Le bonheur des enfants heureux est une provocation douloureuse qui rappelle que la vie, c’est chacun pour soi.

Du moment que les sommes rondelettes.


Tout échec personnel, avant de nous disculper, est à disséquer.


Il a disséqué son âme. Elle a disculpé sa vie. Mais rien n’y a  fait. Ils n’en ont toujours pas assez.

Attendant depuis si longtemps une catastrophe naturelle, ou bien une révolution qui ne vient pas, ils ont décidé de partir en guerre. Ils ont baissé leurs bras ensemble, et cette concomitance s’est mise à se battre pour eux, dans l’inconscience du désarroi.


Il s’en sortira. Elle en finira un jour.

Le monde est perdant…





Cribas 30.09.2007




 

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